02 Mai 2016 983
Paul Bernhardt {Photographer & Writer} www.paulbernhardtphoto.com
#nature

Partie I

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Éducation Culturelle et Environnementale

Le temps semblait être meilleur le jour suivant, mais il n'était pas suffisamment stable pour le l'hôtel confirme entièrement mon deuxième jour d'activités. Ainsi, au lieu de faire du canoë et des promenades, nous nous retrouvions à nouveau dans un 4x4.

Cette fois-ci, notre guide et chauffeur était Mateus, avec un itinéraire bien différent du parcours fait par Vítor, pour nous donner une perspective différente de l'intérieur de l'Algarve.

En vérité, la grande différence reposé sur le temps sec.

Avec à peine 30 minutes de voyage, nous arrivions déjà à observer une splendide faune, y compris des perdrix et l'impressionnante upupidae, extraordinaire pour sa distincte couronne de plumes.

Plus tard, Mateus s'arrêta à côté d'un ensemble de creux creusés en grés couleur de rouille. «Il s'agit là des nids d'abeilles», indiqua-t-il. «Ces oiseaux ont l'habitude d'arriver ici lorsque la lavande commence à fleurir».

Je me suis souvenu que Vítor avait mentionné le miel de l'Algarve et la prolifération de la flore à cette époque de l'année.

«Les colonies d'abeilles peuvent parvenir à 80 000 insectes», nous informa Mateus, en lisant mes pensées. «Les oiseaux apprécient ce festin, mais il en reste beaucoup d'abeilles pour le désert», plaisanta-t-il.

Le soleil brillait en intervalles et la chaleur commença à envahir le champs.

Nous sommes allé jusqu'au sentier de terre battue, en passant par les champs remplis de thym frais et fenouil en fleur. L'intensité du sol demandé un arrêt face à un terrain plein de couleur, telle était l'abondance de plantes en fleur et arbustes.

Branche de jacinthes bleues, narcisses d'hiver et oxalis roses semblaient flotter sur une mer d'oseilles jaunes et marguerites délicates. Quelques coquelicots balançaient gentiment grâce à la brise, pendant que le regroupement de alcar s'agglomérait tout au long du chemin. Le scénario était digne d'une peinture et le parfum était enivrant !

«Quelqu'un veut un œuf au plat ?» cria Mateus, en se balançant sur un muret de granit cassé.

Intrigués, nous le rejoignons.

Sous les pieds de notre chauffeur ce trouvait un tas de Sargasses. Des disques de grandes pétales blanche-grisâtres entourées les yeux brillants jaune-citron des fleurs, qui ressemblaient effectivement à des œufs au plat dans une poêle. Immédiatement, une paire de pie-bleues se mirent à chanter par dessus nos têtes, leur chanson était pareil à celle d'un rire, comme si les deux s'amusaient.

En guise d'apéritif avant le déjeuner, Mateus nous mena jusqu'à Montes de Cima, un petit village niché à l'intérieur du barrocal.

En arrivant à une petite maison peinte en blanc, nous sentîmes l'arôme âcre qui sortait de la cheminée ronde, typique de l'architecture de l'Algarve. Lorsque nous nous garions, le chien du propriétaire aboyé, en montrant son désagrément d'avoir été réveillé de sa sieste.

Nous étions arrivé à la maison de campagne de Rosa.

Rosa, une octogénaire vivace pas très bavarde, mais généreuse de cœur, avait préparé une bouteille de Medronho, une boisson spiritueuse merveilleusement douce, semblable à du brandy, faite à partir d'arbousier et adoucie avec du miel.

Mateus nous servis un verre à chacun de nous. Pour absorber l'alcool, de délicieuses figues sèches furent offertes et nous avons été invités à ouvrir des amendes, en utilisant un vieux marteau pour rompre l'écorce. Après une brève visite au jardin de Rosa, qui avait un limonier avec un délicieux arôme, nous avons dit au revoir joyeusement et nous sommes partis vers le village voisin de Tôr.

Nous avons déjeuné, chez O Monte, un des restaurants les plus connus de Tôr, où nous avons été servi de porc rôti, de pommes de terre frites et salade, accompagnés d'un agréable vin rouge maison. Le désert fut une simple assiette d'orange laminée, peut-être la plus douce et juteuse que vous ayez jamais goûté.

De nouveau sur la route, nous avons contourné la Roche de Penina, une impressionnante escarpe de pierre calcaire, où l'aigle de Bonelli, en voie d'extinction, et le milan royal, espèce en danger font leur nid. Mais en ce moment, le soleil se trouvait, une fois de plus, caché derrière un nuage bas et dense.

Ainsi que le Land Rover s'approcha de la fin du long et difficile chemin, Mateus freina soudain.

«Regardez l'homme nu», s'exclama-t-il.

Nous nous lancions des regards confus.

Notre chauffeur se trouvait déjà hors du jeep, en se baissant et en arrachant quelque chose du sol. «Laissez-moi vous montrer à quoi ressemble un homme nu». Les femmes de notre groupe rigolaient.

Il ouvrit la porte des passagers et s'inclina.

Posée sur sa main se trouvait une petite fleur avec des pétales de filigrane lilas.

«Celle-ci est la fleur des singes (en anglais, Naked man orchid - orchidée de l'homme nu), une des orchidée les plus belles et les plus communes que vous pourrez trouver en Algarve».

Une fois de plus, le sens d'humour de notre guide nous pris au dépourvu. Il y a environ 30 espèces différentes d'orchidées sauvages en Algarve. Des exemples connus sont la famille des fascinantes orchidées-abeilles, qui étonnent les curieux avec sa ressemblance aux insectes. Aussi fascinants sont les fabuleuses orchidées-guêpe, dont les pétales ressemblent à une palette de Van Gogh.

Mateus, tout comme Vítor, révéla être un guide connaisseur et aimable, et après avoir explorer la belle ville de Alte - dernier arrêt du routier - nous avons accoudés nos sièges pour l'agréable voyage de retour sur la côte.

Le soir, à l'hôtel, j'ai analysé le programme de  Algarve Nature Week. C'est naturel que les activités commencent en avril, en plein printemps. Le timing aide aussi à combattre le problème de saisonnalité de la région, en attirant des touristes qui, d'une autre façon, auraient attendu l'été pour voyager jusqu'au sud du Portugal.

Mais au-delà de cela, cette initiative fait la promotion d'un Algarve moins connu, d'une région incroyablement belle, où persiste un style de vie calme et fait de coutumes, où l'on est véritablement bien accueilli.

En réalité, il s'agit d'un exercice de conscience culturelle et environnementale, dans tous ses aspects.

J'ai trinqué avec un verre de vin rouge de Quinta do Barranco Longo, ici en Algarve. Attendez voir, vin de l'Algarve ?

Ah, c'est toute une autre histoire.

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