17 Jan 2020 637
Paulo Santos / Jornalista
#conseils #experiences

La mer, ici, si proche !

Deux maisons centenaires ont été réunies par un bâtiment contemporain. Le résultat, c'est le Les Suites at The Cliff Bay, un hôtel PortoBay sur l'île de Madère, implanté sur un ravin, ouvert sur la mer, où rien n'a été laissé au hasard

14h00 heures – Check-in

En entrant, nous avons l'impression de nous préparer à visiter la maison d'amis. Une fois l'entrée de plus de 100 ans dépassée, un accueillant salon nous reçoit, avec la réception dans un coin. C'est l'une des maisons qui constitue le Les Suites at The Cliff Bay, transformée en espaces publics et deux suites. Mais c'est surtout la porte d'entrée, le premier contact.

La lumière du soleil entre par les portes vitrées qui mènent à une terrasse. Au sol , des carreaux à damier, qui témoignent d'une autre époque, ont survécu.

Nous sommes reçus avec des sourires et un verre de mousseux, avant le trajet jusqu'à la suite 43. Pour y arriver, nous ne montons pas. Nous descendons. Le Les Suites est un hôtel qui a gagné de l'espace sans augmenter de volume, il ne s'élève pas dans les airs. Un apparent paradoxe, facile à comprendre quand nous remarquons qu'il a été construit par creusement d'une partie du ravin sur lequel tout le projet a été implanté. L'hôtel forme finalement un seul corps qui semble embrasser le paysage. 

Tout comme les autres, la suite 43 est faite de grands espaces et de la relation avec la lumière qui vient de l'extérieur. La décoration possède une note classique, dans des tons doux. Depuis le canapé de cuir marron, j'observe le cadre tranquille qui m'entoure. 

Dans la salle à manger nous attendent une corbeille de fruits, des amuse-bouches et une bouteille de mousseux. C'est une autre façon de souhaiter la bienvenue, parce que le voyage peut avoir été long et il est important de commencer à profiter du séjour.

Et les détails ne manquent pas. Le lit king size, le dressing, une grande salle de bain avec douche et baignoire, un éclairage aux tons chauds et dans laquelle ne manquent pas les articles de toilette Bvlgary.

14h30 heures - Se détendre et planifier

La suite possède un petit jardin privé, qui rejoint les jardins de l'hôtel. Je ne résiste pas à la chaise longue et à m'étendre un peu au soleil. À mes pieds, se trouve la mer qui fonctionne ici un peu comme la scène d'un grand théâtre avec la baie de Funchal comme décor. Nous sommes en décembre, mais par moments, on se croirait en août !

15h00 – S'occuper du corps

Je décide d'explorer l'hôtel. Le couloir mène à un accès au The Cliff Bay, hôtel qui complète le Les Suites. En ce lieu, j'aurais pu profiter de la piscine intérieure, ou d'un soin au Spa. Mais je reviens au Les Suites, où une salle de sport m'attend. Ici, à côté, il y a une salle de pilâtes et même un espace de méditation.

15h30 – Continuer d'explorer

L'une des images de marque du Les Suites est la piscine à débordement, qui semble être le prolongement de l'océan. À côté se trouve un jacuzzi qui fonctionne comme une sorte de loge avec vue sur la ville. C'est ici que je m'installe un peu dans la chaleur de l'eau bouillonnante. 

C'est de cet endroit que j'observe les magnifiques jardins et l'architecture de l'hôtel, où chaque corps de bâtiment respecte son époque : Les deux maisons du début du XXe siècle sont reliés par un bâtiment contemporain fondu dans le paysage, avec des touches de béton apparente. L'ensemble est harmonieux. 

17h00 heures - Thé de l'après-midi

C'est l'heure du thé. Et même si pour beaucoup il s'agit d'une institution qui ne s'est pas adaptée aux temps, pour d'autres, c'est une composante indispensable du quotidien.

Dans ce cas, elle permet également d'explorer d'autres espaces de l'hôtel, qui s'organise autour des deux maisons centenaires du Les Suites. Ici fonctionne l'Avista, le restaurant qui ne « dort presque jamais » : y sont servis petits déjeuners, déjeuners, dîners, boissons et, bien évidemment, le thé de l'après-midi.

La table est réservée sur une terrasse qui est un jardin. En contrebas, le son des vagues se fait entendre et il est presque possible de toucher l'écume blanche de la mer dans la petite crique.

La brise marine ouvre l'appétit. Je dévore les sandwichs et les gâteaux, arrosés d'une infusion. Le choix était grand, mais j'en opté pour une au nom suggestif de Morning Star, un mélange de citronnelle, menthe et hibiscus. 

Quand la nuit tombe, la température baisse un peu. J'en profite pour regarder un peu la télévision et m'informer de ce qui se passe dans le monde. Je cherche le bien-être dans une confortable couverture en laine de la Serra da Estrela, un autre de ces petits détails qui font une grande différence dans cet hôtel.

20h00 heures – Cocktails

Entre temps, la nuit tombe. Retour à l'Avista, l'une des scènes principales de cette journée au Les Suites. Mais tout comme dans un théâtre, le décor a changé. C'est un peu comme un autre acte. L'éclairage renforce les contours du jardin. Les ombres projetées par les flammes d'un feu dansent oscillant dans les coins. Le bruit des gens qui dînent, entrecoupé d'éclats de rire, réchauffe l'ambiance. Au fond, le décor de la ville a également changé. Il est dominé par les lumières colorées de l'époque festive, en fin de compte, c'est décembre et Madère est connue mondialement pour ses illuminations de Noël.

Les cocktails sont l'un des défis. La carte est grande et les propositions ne manquent pas. Je choisis le Cucumber Basil Salad, à base de gin, concombre, basilic, jus de citron, blanc d'œuf et sucre.

Puis j'ai eu droit à une proposition qui n'était pas sur la carte, une initiative du barman Manuel Alves, un Madeira Ale, un mélange à base de Ginger Ale et de vin de Madère.

21h00 heures – Dîner

J'aurais pu garder la même table. Le dîner m'aurait été servi ici, sur la terrasse ouverte sur la mer. Il s'agit de l'une des caractéristiques de l'Avista, qui, bien que possédant des espaces séparés pour chaque concept, possède la flexibilité d'amener le service jusqu'au client. Ainsi, il est possible de déguster la cuisine asiatique dans l'espace méditerranéen, la cuisine méditerranéenne sur la terrasse, ou encore dans l'espace réservé à la cuisine asiatique.

Attristé de ne pouvoir essayer les spécialités japonaises du chef Luísa Castro, je choisis un dîner méditerranéen, préparé par l'équipe du chef João Luz : calamars, coquilles Saint-Jacques, un pavé d'entrecôte... un dîner accompagné des vins choisis par le sommelier Roberto Drummond.

Le four à charbon Josper est la base des créations gastronomiques. Il aide à préserver le goût des aliments, qu'il s'agisse de poissons du marché, toujours frais, ou des propositions de viande.

08h30 heures – Réveil

Faire la grasse matinée est une perte de temps au Les Suites, même pendant les vacances. Cela vaut la peine d'ouvrir les rideaux et d'inviter le soleil à entrer. Très rapidement il se montre à l'horizon, derrière la découpe des montagnes de l'île. Et la lumière hivernale est d'un doré intense, qui invite à la contemplation.

Ensuite, le petit déjeuner, où les options à la carte et un buffet varié ne manquent pas. La destination est une fois de plus l'Avista, qui s'est à nouveau transformé, littéralement c'est le jour et la nuit.

09h30 heures – Les adieux

Le séjour touche à sa fin, mais il reste encore quelques heures. La chaleur nous invite à plonger. Je passe par le jardin et entre au The Cliff Bay. Je descends jusqu'à la mer pratiquement d'huile. On dirait un lac ! J'y pénètre d'un coup... un plongeon susceptible de purifier jusqu'à l'âme.

Avant le check-out, à 12h00 heures, et la nostalgie qu'implique toujours un retour, il manque encore la cerise sur le gâteau. Je décide de retourner aux Les Suites et à la piscine à débordement, dont l'eau est chauffée. Il n'existe aucune barrière entre mon regard et l'horizon, uniquement la mer scintillante, la baie de Funchal, les îles désertes...

Je me penche du bord de la piscine pour admirer l'Atlantique à mes pieds. Je ne cesse de me rappeler que nous sommes en décembre et je pense : Ça, c'est la vie !
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