07 Nov 2019 247
PortoBay Hotels & Resorts PortoBay Hotels & Resorts
#conseils #experiences #gastronomia

La plus belle vue de la ville

S'appelle Avista. C'est le restaurant PortoBay le plus récent. Penché sur l'océan, il conjugue les cuisines asiatique et méditerranéenne dans une ambiance décontractée et élégante.
Sur la table, un verre qui semble avoir partiellement fondu, contient une boisson qui respire la fraîcheur. Des bulles, le vert d'un jus de citron vert, décoré de feuilles de menthe qui exhalent un arôme à nature. À première vue, il semblerait que c'est un mojito. Mais celui-ci est spécial. Le rhum est remplacé par du saké, une boisson japonaise à base de fermentation de riz, qui donne son nom au Saké Mojito.

Ce croisement d'influences qui se complètent, mais n'entrent pas en conflit, est l'essence de l'Avista, le restaurant qui pourrait être deux restaurants, un bar et un lounge, mais qui, avant tout, est un espace de gastronomie, dans une dimension décontractée et élégante.

Avista est un jeu de mot. Ce peut être « a » vista (« la » vue en portugais), mais aussi la conjugaison du verbe avistar (apercevoir, en portugais)... dans le sens d'apprécier l'horizon qui s'ouvre à partir du haut du ravin sur lequel a été construit le Les Suites at The Cliff Bay, le membre le plus jeune de la famille PortoBay, dont le restaurant fait partie.

L'hôtel, composé de 23 suites, avec vue sur la mer, a été construit autour de deux villas du début du XXe siècle.  L'Avista occupe l'une d'elles et, de ce fait, il s'étend sur différents niveaux, ce qui permet de profiter de terrasses, de balcons ou de salles. Au niveau de la décoration, des tons doux, dans un mélange de classique et de contemporain, le style constant qui caractérise les hôtels PortoBay.

L'Avista reflète le monde : il est dynamique, versatile, adapté au temps, sans idées fixes. Il déstructure le conventionnel, mais ne cherche pas à être alternatif. Il est versatile.

Il se développe en fonction du temps et de l'espace. Le petit déjeuner, illuminé par l'éclat de l'Atlantique, le thé de l'après-midi, le bar qui propose des cocktails et des amuse-bouches, les déjeuners et les dîners. Tout cela servi là où vous le souhaitez, sur la terrasse dans une ambiance lounge, ou dans l'une des salles du restaurant.

En ce lieu, deux concepts vivent ensemble, et ce n'est pas par hasard deux des cultures gastronomiques les plus marquantes du monde : l'asiatique et la méditerranéenne

Benoît Sinthon, chef qui a obtenu deux étoiles Michelin pour l'Il Gallo d’Oro, restaurant du voisin The Cliff Bay, du même groupe, est le mentor des créations gastronomiques. Pour chacune des cuisines a été créée une équipe et choisi un chef.

De mercredi à dimanche, Luísa Castro présente bien plus que le sushi, spécialité qui s'est répandu dans le monde et a placé la cuisine asiatique dans la culture pop. Le chef confesse avoir voulu fuir le sushi comme image de marque. Pour ce faire, non seulement le sushi est surprenant et fuit les idées de fusion, mais le reste de la carte montre que les japonais ont beaucoup plus à offrir.


Il y a d'autres plats chauds, qui suivent des recettes traditionnelles, auxquelles le chef a ajouté une note personnelle et des produits régionaux de Madère. Vous pouvez déguster des soupes, comme le ramen, le miso, ou des spécialités cuisinées au charbon, au travers de la méthode du robatayaki, qui permet de cuisiner un steak teriaki ou un poisson frais.
La nourriture asiatique se situe à l'étage supérieur de la villa. Un étage plus bas, se trouve la cuisine méditerranéenne sous la baguette du chef João Luz, qui confesse que, quand le concept a commencé à 'être développé, il existait toutes les conditions pour que l'Avista soit une steak house, ou un restaurant gastronomique de haut niveau. Mais ce n'est pas le cas ! Il est conçu de façon à être consensuel, comme nous pouvons attendre d'une « nourriture de confort ».

Le Josper est utilisé pour presque tout. Le four fermé, à charbon, cuisine à une température entre 300 et 360 degrés, il conserve ainsi les sucs des aliments et donne de la puissance au goût. C'est ici que João Luz prépare, par exemple, des viandes maturées, servies avec des sauces provenant d'un peu partout dans le monde : le chimichurri sud-américain, le chutney d'ananas oriental, ou la sauce café française.

Le poisson aussi est à la carte. Il est choisi en fonction de ce que propose le marché. Normalement, cela varie entre le thon, le pourceau, le grand vivaneau ou le poisson sabre.

Le client fait le plat parce qu'il choisit les sauces et les accompagnements. Malgré la simplicité avec laquelle tout cela fonctionne, le résultat est une complexe explosion de goût, un mélange de saveurs qui se conjuguent en harmonie.
Un exemple sont les amuse-bouches, qui tout comme pour les autres cartes, sont servis n'importe où dans le bar ou dans le restaurant et peuvent également fonctionner comme des entrées d'un déjeuner ou d'un dîner. Houmous, timbale de crabe royal, coquilles Saint-Jacques, ou encore fromages ou charcuterie portugaise... les options ne manquent pas. 
Sur la carte des vins, dominent les références portugaises et plus de 30 vins vendus au verre. De même figurent les mousseux portugais de plus en plus réputés, ou différents choix de vin de Madère.
Le soir, l'espace se transforme. La flamme d'un foyer au centre du jardin transmet un confort et une sensation de bienvenue. Un éclairage chaud enveloppe les recoins. Le climat agréable de Madère, qui permet d'utiliser la terrasse pratiquement toute l'année, fait le reste.

Au loin, le pont du Garajau s'éclaire doucement adossée à la ligne d'horizon. Funchal se laisse entrevoir, le port et la baie... c'est assurément la plus belle vue de la ville.
Aimer Répartir S'abonner