04 Jui 2019 391
Sandra Nobre Short Stories
#conseils #experiences

Un jour au PortoBay Falésia

« En retard, en retard, je vais arriver en retard... » Tout comme le Lapin Blanc, dans Alice au pays des merveilles, nous sommes toujours en retard pour quelques jours de repos. L'Algarve est l'éternelle destination de vacances. Ceux qui arrivent restent au gré de la marée et du vent. Et toutes les minutes comptent... 

18h Happy-hour

Dans l'œuvre de Lewis Carroll, telle une malédiction, le temps s'est arrêté à six heures du soir pour le Lapin Blanc, le laissant encore fou avec tout ce qu'il y a encore à faire. Mais en vacances, six heures du soir peut être une bénédiction, le moment où le ciel revêt sa veste rose, orange et rouge, annonçant la chaleur du lendemain. Le soleil couleur de feu ne brûle plus. Les mouettes descendent sur la plage, sans présager la tempête, pour rester là, protégées par les rochers de la Falésia, sculptés comme des châteaux de sable par le vent, incertaines comme le temps - elles donnent les alertes. Les pieds dans le sable, à pas plus lents ou pressés, comptabilisés dans une quelconque application, dans un sens ou dans l'autre, sans soif de découverte, on cherche simplement à se remettre des heures étendues sur une serviette. À cette heure-ci, les bains de mer respirent la liberté. Et même ceux qui s'arrêtent déjà au bar Búzios, en attente de la nuit, peuvent entendre le chant des vagues s'ils posent leur oreille contre un coquillage acheté dans une boutique de souvenirs et assister au « sunset » dans un verre de rosé ou dans un cocktail morangoska. Et, si vous vous attardez, la tequila sunrise doit également arriver vers six heures. Heures heureuses !

20h30 Show/cooking

Au restaurant Falésia, il y a surtout des couples étrangers assis aux tables. Leur couleur, identique aux crevettes de la côte, indique que ça fait plusieurs jours qu'ils sont partis à la découverte de l'Algarve, qui se révèle ici dans 50 références de vin de la région, dans les saveurs méditerranéennes, les amuse-bouches locaux - carpaccio de Muxama de thon, estupeta de thon et xérem aux palourdes et cretons - et ceux dits populaires - « le four ne fait pas toujours des gimblettes » et sort un filet de pagre pour la table quatre ou bien « plus grand est le poisson, meilleur est le goût » et, à nouveau, le thon, désormais braisé, ou le duo de filet de daurade et le bar doré à l'huile d'olive qui ouvre l'appétit ou encore « bonne est la cuisine où il y a de la viande » et que vienne de la serra le poulet fermier « cerejado » au riz toscan.  Nous ne connaissons une région que quand nous la regardons sous tous les angles et, dans le cas présent, il faut littéralement « passar as passas do Algarve » (passer par les raisins secs de l'Algarve - souffrir) parce que « le fruit interdit est le plus appétissant » et comment choisir entre le gâteau de caroube, le roulé à l'orange ou le mille feuilles de patate douce, quand nous avons juré de ne pas faire d'entorse au régime que nous venons de commencer ? La solution est de toujours remettre les bonnes résolutions à demain.

À la même heure, au restaurant Madeira, le showcooking thématique est la tête d'affiche. Ici, André Sarbib, aujourd'hui sans orchestre, fait briller le repas. Il connaît depuis longtemps les hôtels du groupe PortoBay et joue dans les différentes unités, apportant dans son CV des disques enregistrés et les spectacles d'Ivan Lins (qu'il accompagne au piano chaque fois qu'il se produit au Portugal) dans ses bagages. Finalement, il défie les clients à chanter avec lui. Il n'obtient pas les chœurs pour « Oh, Madalena, Madalena, Madalena... » mais ils se joignent aux applaudissements finaux. 

22h Playlist

Jeux de lumières colorées, une boule à facettes et quelques pas de danse. Le groupe joue en live de vieux hits musicaux. Les cocktails animent les couples vers le centre de la salle dans des mouvements saccadés. Le feu se note chez ceux qui ont osé l'arbouse. Le spectacle change tous les soirs. De la terrasse de la suite nous voyons d'autres lumières, la ville au fond, nous pourrions dire qu'elle ne dort pas. La mer non plus, nous entendons comme un murmure, une mélodie parfaite pour bercer notre sommeil. 

10h00 Menu du jour

L'aube pointe entre les rideaux de la chambre. À la télévision nous découvrons ce qui se passe dans le monde aux premières heures, existe-t-il un plus grand plaisir que celui d'assister inerte sans la pression du temps ? Un menu d'activités rend compte de tout ce qui peut se faire. Le spa semble être le choix idéal pour préparer le corps au rythme des vacances. Entre temps, nous alimentons le corps au buffet du petit déjeuner du restaurant Madeira. Les adeptes de la table des options saines, où la variété de produit est grande, ne sont pas beaucoup. Nous reconnaissons les clients habituels qui parlent aux employés de table avec familiarité et ensemble se racontent des épisodes de vacances. La série espagnole Verano Azul vient à la mémoire...

11h00 Mer de tranquillité

Un plongeon au Blu Spa. L'image de Jacques Cousteau passe sur l'écran, l'océanographe avec lequel nous avons appris à regarder la mer et qui a attiré l'attention sur l'importance de la conservation des océans. L'explorateur français a dit dans une interview : « Quand nous plongeons nous nous sentons tels des anges. Nous nous libérons de notre poids ». Ce ne seront pas vingt mille lieues sous les mers qui vont nous séparer de la salle de soins aux noms d'autres océanographes célèbres comme Jacques Piccard ou Sylvia Earle. Respirer profondément, le voyage commence maintenant. Au cours des 55 minutes qui suivent, nous nous livrons aux sensations d'un massage Blu Holistic, d'inspiration thaïlandaise, avec des bolus de mer et de lavande. Les courbatures sont éliminées une à une, entre pressions et étirements, par des gestes précis. Le ciel de lumières au-dessus de la table de massage, change de couleur. Nous nous refermons dans notre coquille avec nos pensées. Nous plongeons en nous, une véritable expédition dans le monde du silence. 

13h Pêcher et manger

De retour à la surface, encore enveloppé dans cette atmosphère de « cocooning » qui nous met en harmonie avec l'univers, nous nous entretenons avec des amuse-bouches au bord de la piscine et un jus d'orange naturel - si la vie te donne des oranges en Algarve... - , tandis que que nous pêchons des idées pour le reste de l'après-midi.

14h30 Échec et mat

Les prochains pas sont décidés sur un jeu d'échec aux grandes dimensions, qui rappelle d'autres histoires. Plage ou piscine, telle est la question ? Il vaut mieux laisser passer les heures de grosse chaleur, il n'y a pas de crème solaire, ni de chapeau qui nous protègent jusqu'à 16h. Le mieux à faire c'est de découvrir les alentours. Au Musée archéologique de Cerro da Vila, à Vilamoura, vous allez découvrir les différentes civilisations - romains, wisigoths et arabes - qui ont vécu dans la région au cours des siècles passés, dans la ville construite dans une ancienne zone portuaire, où sont identifiés des bains publics (station thermale) et les réservoirs de salage de poissons de ce qui a pu être une usine, ainsi que des temples funéraires. À une douzaine de kilomètres vers l'intérieur, à Loulé, le projet Tasa, vaut le détour pour ceux qui aiment l'artisanat, dans une combinaison de culture locale, traditions et design. Ce sont de belles pièces, de mobilier, d'accessoires de mode et décoratifs, des ustensiles, qui récupèrent matériaux, techniques et savoirs anciens dans un langage contemporain. Imaginez une boîte à souvenirs en forme de tube, faite de roseau, à porter autour du cou, dans laquelle se gardent des plantes aromatiques, des feuilles, des annotations et des messages, et même des grains de sable...  Existe-t-il un meilleur journal de ce voyage ? Un autre après-midi, le Zoomarine peut être une option et ne pensez pas qu'il s'agisse d'un truc pour les enfants, parce que personne ne résiste au fait de nager avec les dauphins... Il doit y en avoir qui préfèrent jouer au golf et, aux alentours, les options sont nombreuses, mais nous n'avons pas tous les aptitudes pour un hole in one.

16h30 « En retard, en retard, je vais arriver en retard... »

Descendre sur la plage par l'accès direct, après le portail, et essayer le menu d'activités nautiques ou rester et lire Estuário, de Lídia Jorge, qui a ses racines en Algarve, un portrait de la fragilité de la condition humaine. La plage des Belharucas, appelée ainsi à cause des oiseaux du même nom qui nidifient dans les parois rocheuses, s'étend jusqu'à la plage de Falésia et continue jusqu'à la plage Maria Luisa, sur trois kilomètres de sable doux. Il est facile d'étendre sa serviette de plage et de se sentir en paix. La piscine et les transats sont également à prendre en compte. À 18h notre montre s'arrête à nouveau et tout recommence. Ne tardez pas et changez l'histoire :  « Aïe, aïe, aïe, le temps s'achève. Mes chères vacances passent en un instant. Que quelqu'un appuie sur le stop ! » 
VIVEZ CETTE EXPÉRIENCE . .. À L'HÔTEL PORTOBAY FALÉSIA !!
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